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puce Quel plaisir de tuer des animaux ? (le 18/09/2009 à 18h32)

 

1,8% de notre population sont des chasseurs

  

60% des français sont contre la chasse

désolé pour certains de mes amis  

 

Ouvertures de la chasse, assemblées générales et fêtes de la chasse constituent autant d’occasions aux fédérations des chasseurs de s’exprimer dans les médias. Pourtant majoritaires, les opposants à la chasse ont rarement leur mot à dire. Faut-il rappeler que 60% des français sont contre la chasse (sondages SOFRES) et 47% favorables à l’abolition totale et immédiate de la chasse ? Les chasseurs, eux, ne représentent guère plus d’1,8% de notre population…

                                                                        

                                                                 Canard malin          

C'est un petit canard sur le lac, triste, en train de pleurer
Arrive un crocodile qui lui demande :
Hé, canard, pourquoi pleures-tu ?
Sniff, sniff, j'sais pas qui je suis,
sniff, sniff...
    
He bien...t'es un canard, bien sur, dit le crocodile,
regarde,bec jaune,plumes, pattes, bref ça montre que t'es un canard quoi !
Chic alors, j'suis un canard ! Rétorque le canard tout content
de savoir qui il est, et demande à son tour :  Dis, et toi, tu es quoi ?
 
   Devine ! dit le crocodile.
 
Hum... dit le canard, il passe la tête sous l'eau et dit :
Pas de couilles, queue agitée, petits bras, grande gueule,
veste en cuir...
 
T'es un chasseur !    
 
 

Si le passionné de belote ou de pétanque affirme clairement qu’il lui est « très agréable de jouer aux cartes/aux boules », jamais un chasseur n’aura l’honnêteté de dire qu’il trouve « passionnant d’aller tuer les animaux de nos campagnes ou forêts », car il se doute que c’est bien peu convainquant. Ainsi, les chasseurs ont inventé plusieurs prétextes, dont la plupart sont fort éloignés de leur réelle motivation.

                                                                

Autrefois, était mis en avant celui de « tradition ». Peut-être ont-ils enfin compris qu’évoquer la tradition ne peut pas justifier des activités cruelles ou dépassées, qu’il faut savoir se remettre en cause et évoluer.

Leurs deux principaux arguments actuels sont la « régulation » et la « gestion » de la faune. Les chasseurs n’iraient donc pas chasser pour le plaisir, comme loisir, mais pour une corvée de gestion-régulation ? Qui peut croire qu’en lâchant dans la nature chaque année des dizaines de millions d’animaux d’élevage (perdrix, faisans, lièvres, etc., pour avoir plus de ‘cibles’), en nourrisant la faune (l’agrainage, qui augmente la reproduction) et en détruisant systématiquement les prédateurs (dont le rôle est justement de réguler leurs proies), les chasseurs fassent œuvre de régulation ?

                                                                     

Rappelons que si jamais les individus d’une espèce devenaient trop nombreux, il existe de multiples alternatives pour réduire leurs effectifs : arrêter les lâchers et le nourrissage, protéger les prédateurs, déplacer des animaux ‘en surnombre’ dans des zones de faible densité pour repeupler, récupérer les œufs, etc.

Quant à leur soi-disant « gestion », s’ils voulaient être un peu plus crédibles, ils auraient déjà dû commencer par supprimer de leur liste la moitié des espèces chassables, car il s’agit d’espèces migratrices. Elles ne peuvent donc pas être gérées au seul niveau national (et encore moins en recevant des coups de fusil !). Pour les espèces chassables sédentaires, la pseudo-gestion des chasseurs est scandaleuse : lâcher des millions d’animaux d’élevage, détruire les prédateurs, organiser des chasses commerciales, tuer des espèces menacées… est-ce donc ça leur gestion ? « Gérer la faune » correspondrait-il à tuer les animaux ?

La réalité de la chasse est, quant à elle, rarement exposée au grand public : ce loisir est inadmissible d’un point de vue éthique, il provoque un préjudice écologique important, et il accapare et insécurise la nature.

                                                                                                                      

Si la chasse a longtemps été une nécessité alimentaire, elle est maintenant devenue un loisir. Or une distraction consistant à tuer des animaux n’est pas acceptable d’un point de vue éthique. Cette incompatibilité avec l’éthique est accentuée par la présence de modes de chasse particulièrement cruels. C’est le cas de la chasse  à courre, où l’animal est poursuivi pendant des heures jusqu’à l’épuisement, mordu voire déchiqueté vivant par les chiens, puis achevé à coups de dague s’il n’est pas mort noyé. Le déterrage occasionne également de nombreuses souffrances (morsures, saisie de l’animal avec des pinces, mise à mort à coups de dague ou de talon, etc). La chasse à l’arc, autorisée depuis 1995, est, elle aussi, cruelle : la plupart du temps, les flèches ne font que blesser les animaux. Souvent non retrouvés, ils sont ainsi des milliers à  agoniser cachés. Il existe pourtant de nombreuses activités pacifiques en lien avec la nature et les animaux. L’observation ou la photographie de la faune ne procureraient-elles pas plus de plaisir ? Ne serait-ce pas plus respectueux ?

                                                                                         

                                                          

 

                                                                 

 

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