Oldiblog

Fermer
  Créer son blog KaZeo     Rap et RnB     Communauté Ados     Créer un blog gratuit Mardi 24 novembre 2009   Christ Roi  
figanieres cancan les potins de jakou
 

puce Sommaire des articles de cette rubrique

   

puce Concerne aussi l'armée avec les tirs de chars (le 14/01/2008 à 11h26)

Chasse aux hélicoptères dans le Var

 

Les survols d'hélicoptères qui desservent les plages et les lieux fréquentés par la jet-set sur la presqu'île de Saint-Tropez provoquent l'exaspération des riverains. L'une des zones d'atterrissage, l'hélisurface du Bourrian à Gassin (Var), doit fermer définitivement jeudi minuit sur ordre du préfet du Var, faute d'avoir respecté les créneaux horaires imposés et le nombre de vols maximums autorisés. Une victoire pour les riverains qui promettent de rester mobilisés.

Depuis plusieurs années, les survols sont devenus source de conflits sur la presqu'île de Saint-Tropez. Face à face, les compagnies d'hélicoptères qui défendent leur droit à travailler et les habitants exaspérés par les nuisances sonores.

Depuis la fermeture de l'héliport du Pilon sur le port de Saint-Tropez en 1998, les compagnies se sont reportées sur des hélisurfaces, disséminées dans les environs. Ces plateformes non aménagées, souvent installées sur des terres agricoles, ne peuvent pas selon la réglementation accueillir plus de 200 mouvements d'hélicoptères par an. Un seuil largement dépassé pendant la période estivale sur les huit hélisurfaces déclarées.

En effet, la préfecture du Var estime à 5.000 les mouvements d'hélicoptères pendant les trois mois de l'été 2006. Entre le 15 juin et le 15 juillet 2007, la préfecture a enregistré près de 1.000 mouvements, c'est-à-dire plus de la moitié du total autorisé pour toute l'année, selon le sous-préfet de Draguignan (Var) Françoise Souliman.

Parmi ces huit hélisurfaces concernées par ces restrictions, celle du Bourrian, qui représente un tiers du trafic total, doit fermer définitivement le 16 août à minuit sur ordre du préfet, faute d'avoir respecté les créneaux horaires et le nombre de vols autorisés.

Les riverains dénoncent une nuisance "insupportable", à l'instar de Noëlle, une habitante de Gassin qui n'a pas souhaité donner son nom de famille. "Du matin 8h jusqu'au soir, nous entendons les claquements des pales des hélicoptères", fulmine-t-elle en disant avoir compté 102 passages au-dessus de sa tête le dernier dimanche de juillet.

Plusieurs associations de propriétaires viennent de se réunir dans un collectif. Mardi midi, une vingtaine de personnes ont participé à une opération escargot entre Gassin et Saint-Tropez sur un axe routier déjà surchargé où les voitures roulaient au pas. Les associations annoncent par ailleurs qu'elles se rendront à l'hélisurface du Bourrian pour vérifier la bonne application de la décision préfectorale.

De leur côté, les compagnies d'hélicoptères dénoncent le manque d'infrastructures disponibles pour transporter les riches clients qui veulent se rendre rapidement à Saint-Tropez, Ramatuelle ou Grimaud. Les appareils transportent des centaines de VIP chaque semaine, parfois en se posant sur des surfaces privées à proximité des villas.

"Nous demandons juste à travailler", déclare Valentin Peveri, chef d'escale à Saint-Tropez pour la société Héli Air Monaco. "Si nous ne pouvons plus nous poser au Bourrian, nous irons juste un peu plus loin. C'est un potentiel de clientèle absolument faramineux et en expansion. Il est insensé de menacer cette prospérité économique". Les professionnels réclament de toute urgence la création d'un héliport sur la presqu'île.

 

 


 

 

 

[ Ajouter un commentaire | 1 commentaire(s) | Imprimer | Permalien ]